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Edenys retrouve des volumes

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[Sylvie Montahut]
En cette fin de campagne pommes 2010-2011, la structure commerciale Edenys peut tirer un premier bilan de sa nouvelle organisation. Depuis juillet 2010, l’entreprise appartient à hauteur de 70 % à la Sica les Vergers de Mauguio, et 15 % à l’Earl les Saladelles. La coopérative Covial, actionnaire fondateur d’Edenys, conserve 15 % des parts.
 
En commercialisant l’ensemble de la production de ses actionnaires (sauf la production bio de Covial), Edenys regroupe désormais une offre de 30 000 à 32 000 t de pommes à laquelle il faut ajouter un peu de poires. La structure, présidée par Robert Cecchetti – également président des Vergers de Mauguio –, s’appuie sur la capacité de conditionnement des trois stations fruitières (Mauguio, Beaucaire et Saint-Gilles), et conserve les trois marques du groupe : Edenys, Les vergers de Mauguio et Les vergers des Saladelles. Elle commercialise également, en tant que metteur en marché agréé, les marques club telles que Pink Lady ou Ariane, Sundowner ou Granny Sud.
Pour la Sica Les Vergers de Mauguio, cette évolution correspond à une démarche initiée depuis plusieurs années puisqu’elle utilisait déjà les services commerciaux d’Edenys, en particulier sur le marché français. Son investissement plus important au niveau de la structure commerciale a vocation à accompagner le développement de ses productions et la rénovation de ses vergers. La Sica est passée d’un potentiel de production de 13 500 t en 2005 à près de 20 000 t aujourd’hui, le tout avec un taux de renouvellement du verger, surgreffages et plantations réunis, compris entre 7 et 8 % par an. « À ce stade, nous nous devions d’investir dans des moyens commerciaux plus importants qui nous assurent une maîtrise directe de la vente de nos produits », explique Valérie Nicolas, directrice des Vergers de Mauguio et impliquée pour la partie export de l’activité d’Edenys, aux côtés de Leslie Galtier, responsable commerciale, et d’un commercial saisonnier occupé durant l’été par un opérateur de fruits à noyau.
À l’heure du bilan, cette campagne 2010-2011 apparaît surtout comme une année de petite récolte, avec un déficit qui selon les vergers varie de 4 à 25 %. Contre toute logique, la faible charge en fruits n’a pas conduit à une compensation par le calibre, et une forte proportion de petits fruits a souvent contribué à accroître les coûts de production, en particulier au stade de la cueillette. Les prix obtenus offrent dans l’ensemble une rémunération correcte, sans toutefois compenser les déboires de la saison 2009-2010, et sans atteindre les valeurs que l’on était en mesure d’espérer compte tenu du déficit de l’offre européenne.

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