Tech et bio : Deuxième édition sous le soleil
[Par Julie Martin - 14/09/2009]
La seconde édition de Tech et Bio s’est déroulée dans la Drôme à Loriol les 7 et 8 septembre derniers. L’occasion de réunir les professionnels de la bio autour de nombreuses conférences thématiques, de démonstrations et des assises européennes de la bio.
Cette seconde édition accueillait les assises européennes de la bio, l’occasion de faire le point sur les actions réalisées par la commission européenne pour la bio avec Herman Van Boxem, chef d’unité adjoint pour l’agriculture biologique au sein de la DGA à la commission européenne. Il ainsi évoqué six points : le cahier des charges européen, les règles à l’importation, la recherche, les aides aux agriculteurs, le nouveau logo et les outils d’informations mis en place, notamment le site internet et la boite à outil dans toutes les langues, à disposition www.organic-farming.europa.eu
Pour l’importation de produits bio en Europe, il existe une liste de pays dont les systèmes de contrôle et de certifications bénéficient d’accords d’équivalence avec l’Europe.(Suisse, Israël, Australie, Nouvelle-Zélande, Inde, Argentine, Costa Rica, Tunisie). Les autres pays qui proposent des produits sont soumis à un contrôle et à une autorisation au cas par cas. Actuellement l’Europe fait preuve d’une volonté d’élargissement de la liste des pays accrédités.
Le nouveau logo européen unique et obligatoire sera mis en place à partir du 1er juillet 2010, il devra être accompagné du numéro de code de l’organisme de contrôle et de l’origine des matières premières (UE ou non UE). Après la sélection de 10 logos, le vote final aura lieu fin 2009 par internet par les citoyens européens.
Ce nouveau logo est largement attendu dans le monde de la bio pour permettre une harmonisation. Ainsi en Espagne, « chaque région utilise actuellement son propre logo ce qui rend difficile l’identification d’une produit bio » a expliqué Juan Manuel Luque, président de l’association des transformateurs d’Andalousie. À l’occasion des assises, il a présenté le plan eco alimentation qui vise à introduire des produits biologiques dans la restauration collective publique, à créer des circuits courts et à favoriser les petits villages. Ainsi 13 000 élèves et 1200 patients consomment chaque jour des produits bio. Un système d’aides croissantes est mis en place en fonction du pourcentage de produits bio et ce système est couplé à une éducation nutritionnelle pour lutter contre l’obésité, l’Espagne étant le second pays européen touché par ce fléau.
D’Allemagne ou du Danemark, chacun s’accorde à dire que le bio a besoin d’innovation, et de moyens pour se développer et poursuivre ses recherches, développer ses gammes, soit pour répondre à une demande croissante du marché et des nouveaux consommateurs, soit pour proposer une offre plus complète aux consommateurs déjà convaincus.
Côté salon, les conférences et les démonstrations ont bénéficié d’un public intéressé et averti. Les stands des professionnels ont bénéficié d’un bon niveau d’activité. Une large partie du salon était également occupée par les organismes de développements qui fournissaient de l’information sur l’installation, la conversion en bio, les formations…









