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Les consommateurs dans les linéaires

index.gif[Par Rémi Mer - 27/10/2009]
Manger des fruits et légumes de saison. Voilà une très bonne idée, qui ferait presque l’unanimité. Allons-voir ce qui se passe dans les rayons, se sont dit les responsables de la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de vie).

Au-delà de ce slogan consensuel, les antennes locales de l’association de consommateurs se sont donc mises à relever les prix de 5 produits symboliques de la production estivale : pêches, abricot, melon, tomates et courgettes.  Les conclusions des relevés de prix (environ 200 prix par produit) sont éclairantes sur l’état du marché. D’abord, même à une époque où la production nationale est sensée être abondante, cela n’empêche pas les importations d’être bien présentes, autour de 20%. Seul, l’abricot fait exception. Rien de bien surprenant pour les professionnels, mais il y a là de quoi dérouter les consommateurs citoyens, demandeurs de produits locaux ou accessoirement cocardiers. Autre surprise, le prix des fruits et légumes français est plus élevé : entre 11 et 17 %. Le civisme aurait donc un coût… Pire, dans une même catégorie de distribution, les écarts de prix vont du simple au triple, avec un avantage assez net pour les magasins hard discount où les prix sont inférieurs de 10 à 30%. Dernière surprise : la place du bio (entre 1et 5%) n’est pas à la hauteur des effets d’annonce, suite au Grenelle. Bref, les repères des consommateurs en matière de prix, d’origine et de qualité au sens large ne sont pas évidents. A vrai dire, on s’en doutait un peu… mais le regard acéré des consommateurs curieux a de quoi semer le trouble.auprès de leurs congénères. Du coup, les consommateurs souhaitent aller plus loin ; d’abord, renouveler l’opération pour constituer des références pérennes et inviter les consommateurs à des dégustations sur place.  Rendez-vous est donc pris pour l’avenir. Espérons que la filière sera invitée à participer à une telle opération. Tout le monde y gagnerait.