Protection des cultures et résidus : le Brésil sur la sellette
[Par Jean Harzig - 27/04/2009]
Transmis par la FNPF, un communiqué de l’agence France Presse en date du 17 avril sur l’usage des pesticides au Brésil est inquiétant :
usage abondant de molécules interdites (acéphate, endosulfan, métamidophos) partout dans le monde ou presque (même en Chine pour le métamidophos), résidus de pesticides à l’avenant sur poivrons (64 % de dépassements de LMR, raisins (non communiqué), fraises (36 %) et carottes (30 % de dépassements), pomme (4 %) notamment. Le Brésil est désormais le premier utilisateur mondial de pesticides, ce qui n’est pas nécessairement un titre de gloire par les temps qui courent. D’autant qu’il exporte des produits végétaux, notamment des pommes, qui ont représenté 8 % en valeur des importations françaises en 2007. Cette situation préoccupe Bruno Dupont, président de la FNPF, qui a écrit à Gilles Vignaud, président d’Interfel : « pour la FNPF, il est inconcevable de se mobiliser pour élaborer des fruits dans des conditions optimales en termes social, environnemental et qualitatif quand des produits ne respectant l’ensemble des normes et conditions de production autorisées par l’UE sont commercialisées dans les mêmes circuits que la production communautaire qui y est astreinte. Les consommateurs sont ainsi trompés… il s’agit bien ici de préserver la production française et communautaire, l’aider à répondre encore plus et mieux aux attentes sociétales… ce sujet pourrait mettre toute notre filière à mal ». Bruno Dupont estime que « cette information doit être relayée au maximum afin que les consommateurs français aient conscience des efforts entrepris par leurs producteurs pour leur fournir des produits de qualité. Les contrevérités portées par les ONG extrémistes doivent être démontées. Ces éléments peuvent y contribuer ». Bruno Dupont invite Interfel à réfléchir à une communication comparative sur la qualité des produits, au sens le plus large possible. « Au delà d’une réflexion, les familles d’Interfel doivent prendre des engagements fermes et vérifiables ».









