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Salade : la filière provençale défend ses positions

 

91bf8ef98128a1b1753734f606fe6f1f.jpg[mardi 11 mars 2008 - 17 h 00]De retour, ce vendredi 7 mars, d’une réunion au Ministère de l’agriculture où le ministre Michel Barnier les a reçus en personne, une délégation syndicale représentant producteurs et expéditeurs des Bouches-du-Rhône désireux de sortir rapidement de la crise salade, sont restés sans réponse.
« Nous ne pouvons plus accepter d’entendre que l’inorganisation de la filière est à l’origine de la crise que nous traversons. Le type d’organisation que nous proposent aujourd’hui les pouvoirs publics a déjà démontré son inefficacité dans d’autres filières. Il suffit de regarder la mâche actuellement », souligne Rémy Roux, président des Belles Salades de Provence. « La production provençale s’appuie depuis toujours sur un réseau d’expéditeurs qui sont de véritables professionnels de la première mise en marché et avec lesquels nous voulons continuer à travailler. C’est sur ce point que notre avis diverge avec celui de la Section Nationale, en revanche nous sommes prêts à travailler ensemble sur des sujets plus techniques afin d’améliorer notamment l’évaluation de l’offre. »
Mais les principales revendications formulées par la représentation syndicale provençale sont d’une part de mettre en place rapidement un système permettant de garantir un partage équitable des marges entre la production et les différents acteurs du circuit de distribution, d’autre part de pouvoir établir un état des lieux de l’ensemble de la production européenne afin d’envisager des solutions pour atténuer les distorsions de concurrence avec les filières étrangères. « L’organisation de la filière doit se faire au niveau européen car si la production française réduit ses volumes, les autres pays ne doivent pas produire davantage, et de ce fait, continuer à aggraver le déséquilibre offre/demande » ajoute R. Roux.