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Le «Plan Maroc Vert»

7d8472c80418b10c0f4572fdda4c253c.jpg[Vendredi 25 avril 2008 - 9 h 00 - Photo XDR]
Baptisé «Plan Maroc Vert», le programme de relance de l’agriculture marocaine vise à augmenter le PIB de 70 à 100 milliards de dirhams.

Plan Maroc Vert est la nouvelle stratégie agricole  marocaine. Profitant du troisième salon de l’agriculture à Meknès, le 23 avril dernier, Aziz Akhannouch (notre photo), ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime a présenté les grandes lignes de cette stratégie financée par le Fonds Hassan II pour le développement économique et social. Plan Maroc Vert vise à atteindre un PIB supplémentaire de 70 à 100 milliards de dirhams dans les 10 à 15 années à venir.

«Tout d’abord, une conviction claire : l’agriculture peut et doit être le principal moteur de croissance de l’économie nationale sur les 10-15 prochaines années, avec des impacts colossaux en terme de croissance du PIB, de création d’emplois, d’exportation et de lutte contre la pauvreté, à condition qu’un réel volontarisme s’affirme en terme d’objectifs et de moyens. L’agriculture est l’actif stratégique dont nous avons besoin pour gagner les points de croissance qui nous manquent », a souligné M. Akhannouch.

Il est question de déclencher une nouvelle vague d’investissement massive  de 10 milliards de dirhams par an, autour de nouveaux investisseurs nationaux et internationaux créés autour de projets d’agrégations gagnant-gagnant. Sur le terrain, ce sont pas moins de 1000 à 1500 projets qui devront être mis en ?uvre sur la base d’un modèle économique ciblé.

Ainsi, la politique agricole va s'articuler pour les années à venir autour des quatre orientations majeures : contribution à la garantie de la sécurité alimentaire, amélioration des revenus des agriculteurs, protection et conservation des ressources naturelles et intégration de l'agriculture au marché national et international.

L’objectif est de développer une agriculture performante, adaptée aux règles du marché, grâce à une nouvelle vague d’investissements privés, organisés autour de nouveaux modèles d’agrégation équitables. Il s’agira lutter contre la pauvreté, en augmentant significativement le revenu agricole des exploitants les plus fragiles, notamment dans les zones périphériques.